Sans titre, 2017

Chant de bois, plaque de verre, acrylique, bois de construction, 89 /67 cm
 
Ce travail traite principalement de l’influence de la création et conception numérique, de l’imagerie de synthèse dans l’objectivation et codification de notre rapport à l’environnement. Un volume en chant de bois s’encre dans une surface en 2 dimensions. Image, dimension, langage numérique, lisibilité et abstraction se confondent sur une même surface de présentation. Le chant de bois est un produit de la modélisation industrielle d’une matière à la base organique puis conditionnée: celui-ci n’est plus qu’un reliquat de bois. Ici, il reprend une forme qui opère une révolution séquencée, découpée en une suite ordonnée d’opérations reproductibles qui mises en variation tente de redonner corps au chant de bois. Sa forme s’inspire des modes de représentation du son. La frontière entre ce qu’il représente et son abstraction n’est plus qu’une illusion. Il passe d’un état conditionné à un élan révolutionnaire, mais qui cependant reste circulaire. Ce n’est pas tant la matière qui est ici mise en avant, mais plutôt les forces qui lui ont redonnée forme. L’état de la matière, sa simplification, sa transformation en matériau de construction n’est plus juste fonctionnel, mais symbolique. Le socle ou le terrain de jeu est ordonné et compartimenté par le motif du quadrillage en damier. Ce motif a été peint sur base du calque Photoshop servant à concevoir des images de synthèses ou des espaces fictifs. Le damier pixélise, parcellise et échantillonne le support en bois dont la surface visible est fragmentée, mais aussi unifiée par ce même motif.